Il faut moins de 40% du temps pour produire un travail grossier mais
il faut plus de 60% du temps pour fignoler, corriger réviser et vérifier toute l'information pour lui donner un fini professionnel attendu.
Jeter sur papier (pèle-mêle comme un «brain storming») toutes les idées qui vous viennent à l'esprit sur une feuille blanche.
(Cela peut-être aussi la feuille du traitement de texte de l'ordinateur: Word, Works ou autre.)
Y mettre de l'ordre en imaginant une séquence logique dans la présentation des idées:
- Aller du général au particulier;
- Étayer un énoncé ou une vérité d'au moins un exemple.
- Aller du connu vers l'inconnu.
- Utiliser des phrases courtes.
- Préciser les liens logiques entre les idées, entre les paragraphes.
- Donner des explications.
- Introduire une image ou un graphique.
Élaborer le plan de la présentation, du texte ou du fascicule. (Sans penser que «tout est coulé dans le ciment»)
On introduit le sujet
- Présentation du sujet traité.
- Énoncer ce qui doit être démontré.
- Préciser les buts et objectifs poursuivis.
- Introduire les grandes lignes du rapport.
On traite le sujet
- Un paragraphe par notion ou idée.
- Si une idée comporte plusieurs notions ou demande un développement introduire un nouveau paragraphe.
- Donner des explications pour étayer vos énoncés.
- Illustrer les cas types d'un ou de plusieurs exemples.
- Si vous faites une critique, surtout s'il s'agit d'une critique d'entreprise ou d'une évaluation personnelle, utilisez la présentation «sandwich»: mettez d'abord en lumière des éléments positifs, présentez votre critique (avec tact) puis terminez par une remarque générale positive.
- Placer toujours votre remarque entre deux éléments positifs, ç'est toujours mieux reçu.
On conclue
Le 60% du temps qui reste
Note: Pour aérer le texte, les exemples ont été placés en bulles attachées aux mots
ou expressions écrits en italique.
La règle d'or de la correction
«Cent fois sur le métier remettez cet ouvrage»
Voilà ce que nous répétait souvent nos professeurs de littérature. S'il faut moins de 40% du temps pour produire un brouillon, il faudra
plus de 60% du temps pour fignoler, corriger réviser et vérifier toute l'information et lui donner le fini professionnel attendu.
La correction est donc affaire de rigueur et de constance, c'est une habitude mentale réflexe que de corriger
nos fautes et cette bonne habitude, comme toute habitude, se développe et s'entretient par la pratique.
Pour être rigoureux et complet, il faut réviser
le fond,
(i.e. le sujet traité) en poursuivant la recherche s'il y a lieu. On doit:
- S'assurer qu'on n'a rien oublié en révisant le plan de travail initial.
- A-t-on répondu à toutes les questions: «Qui? Que? Quoi? Où? Quand? Comment? Pourquoi?»
- Éliminer les répétitions et les longueurs.
- Enlever tout ce qui n'apporte rien au sujet traité:
Un mot une expression ou un exemple peut nuire à la bonne compréhension s'ils ne sont pas utilisés à bon escient.
Le test? Relire le texte, masquer le mot ou l'expression; ça ne change rien pas à la compréhension?
Biffez ce qui n'est pas utile ou ne présente pas d'intérêt.
- La correction des fautes se fait en utilisant le dictionnaire papier ou le dictionnaire électronique dans un traitement de texte (par exemple «Word»)
- Utiliser le mot juste: éliminer les anglicismes; les logiciels de correction ne connaissent pas le sens des mots; à la moindre hésitation, consulter le dictionnaire
- Utilisation des prépositions: de, avec, sans sous, etc. Ne jamais hésiter à consulter le dictionnaire pour trouver les expressions justes;
il ne faut jamais oublier que c'est l'usage qui détermine la justesse de l'expression et non pas ce que moi j'en pense;
la plupart des dictionnaires présentent les mots avec les expressions les plus couramment utilisées qu'on appelle «expressions consacrées».
- Toujours faire des phrases complètes: sujet, verbe et complément.
- Écrire le plus possible au présent.
- On doit utiliser l'imparfait dans la phrase principale avec les «si» et le conditionnel «…rait» dans l'autre partie de la phrase.
- On n'utilise le subjonctif qu'avec les «que…» placés en contre partie d'une phrase principale.
- Éviter les: «je pourrais, on pourrait, on voudrait dire que… » etc.
- Éviter les formes passives ou négatives: utiliser plutût les formes actives ou positives.
- Toujours accorder le participe passé avec les verbes qui se conjuguent avec être.
- Accorder le participe passé quand le complément direct est avant lui, pour les verbes qui ne se conjuguent qu'avec avoir seulement.
- Si vous enlevez un mot dans la phrase et que ça n'en change pas le sens, alors enlevez-le, il ne sert à rien.
- Le dictionnaire comprend la conjugaison des verbes au début: consulter le.
- Un participe passé ne se termine jamais par «er» mais par «é» ou «ée» s'il y a accord.
Il ne s'agit ici que d'un aperçu inspiré à partir des carances généralement observées chez mes "étudiants". C'est aussi ce que je peux faire pour vous et même davantage.
Envoyez-moi un message et je vous enverrai mon adresse électronique (courriel) pour y attacher vos documents pour avoir un estimé.
Marcel Laforte
Révisé le 4 janvier 2008
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